jeudi 15 octobre 2009

Retour sur la dernière claque aux Olympiades de Mathématiques.

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Article paru dans Algérie News Week End du Jeudi 15 Octobre 2009


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«Les mathématiques sont une gymnastique de l'esprit et une préparation à la philosophie.», Isocrate, philosophe grec, né en -436 , décédé en -338

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La première place significative de l’Algérie dans son groupe qualificatif à la prochaine coupe du monde de Football, de l’avis des spécialistes, n’a été possible que grâce notamment à l’apport considérable des footballeurs professionnels qui sont pour leur majorité, le fruit d’une formation de clubs étrangers.

Cette place de leader ne doit absolument pas nous faire oublier la dernière débâcle de l’Algérie aux fameuses Olympiades Internationales de Mathématiques qui viennent de se dérouler, dans sa 50ème édition, à Brême en Allemagne du 10 au 22 juillet 2009.

En cette rentrée scolaire et universitaire, le constat est douloureux à l’apprendre quoique le sinistre de notre école soit manifeste depuis longtemps. Il va falloir retrousser les manches et changer de politique de notre enseignement en général qui ne récolte que des abominables annotations.

L’Algérie est retournée cette année à ces olympiades après avoir raté les 11 précédentes éditions (1997 étant la dernière) pour participer à cet événement mondial des mathématiques et tenter d’effacer les piètres résultats de 1997, 1993, 1991 et 1990 (voir tableau ci-dessous).

Cette rencontre de la matière grise juvénile internationale en mathématiques qui a lieu tous les ans, a vu la participation de 565 concurrents des 5 continents dont 506 garçons et 59 filles avec à la clé 49 médailles d’Or, 98 en argent, 135 en bronze et 96 mentions honorables comme récompenses aux jeunes prodiges de cette année.

Les lieux des 3 prochaines rencontres ont été déjà fixés et auront lieu au Kazakhstan en 2010, ensuite aux Pays Bas en 2011 et enfin en Argentine en 2012.

HISTORIQUE

Le nombre des pays participants est en constante progression: de 7 pays, tous de l’ancien bloc socialiste de l’Europe de l’est (la Hongrie, l’ancienne Tchécoslovaquie, la Bulgarie, la Pologne, les ex- URSS et RDA en plus du pays d’accueil) dans la 1ère compétition en 1959 à Braşov en Roumanie, on est passé à 104 nations pour cette année.

L’organisateur des tournois en l’occurrence l’OIM (Olympiade Internationale de Mathématiques) est une institution académique très considérée avec son drapeau et son hymne et un cérémonial et une organisation irréprochable à chaque olympiade. En outre, la base de données de l’OIM contient les informations sur environ 12890 concurrents répartis à travers toute la planète.

LA COMPÉTITION

L’olympiade internationale de mathématiques est le championnat du monde annuel de mathématiques pour les étudiants du secondaire (lycée). Les élèves doivent avoir moins de 20 ans et ne pas avoir débuté leurs études supérieures. Pour chacun des participants, d’interminables et âpres compétions internes sont organisées pour sélectionner les 6 candidats au maximum retenus pour représenter et défendre de la meilleure façon les couleurs de leur pays. Chaque pays envoie son équipe avec un chef de délégation et un adjoint, ainsi que d'éventuels observateurs. Pour notre pays, cette année vu la participation de 4 concurrents.

L'épreuve consiste à résoudre sur deux jours, en deux séances de 4 heures et demie, deux séries de trois exercices allant de la géométrie plane, de l'arithmétique, des inégalités ou de l’analyse combinatoire. Leur résolution fait appel plus au raisonnement qu'à des connaissances sophistiquées : les solutions sont souvent courtes et élégantes. À chaque problème est attribué un total de 7 points.

Les médailles et mentions sont décernées à titre individuel, selon les scores des participants, sur les critères suivants : - le 1/12 des participants reçoivent une médaille d'or ; -les 2/12 des participants reçoivent une médaille d'argent ; les -3/12 des participants reçoivent une médaille de bronze ; -enfin tout élève, qui ne reçoit aucune médaille mais qui obtient la note de 7/7 sur un exercice se verra accorder la mention honorable.

Le palmarès de l’Algérie, avec 62 postulants jusqu’alors en toutes compétitions confondues, est d’une médaille d'argent (Abdesselam Abdelmalek en 1988 en obtenant une note de 23 sur 42), d’une médaille de bronze (Mourad Benakli en 1986 avec une note de 19/42) et de 2 mentions honorables (Malik Talbi en 1983 et Nazim Mahrour en 1991 respectivement avec la même note de 9/42).

Comme un malheur ne vient pas seul, la dégringolade coïncide avec l’exode des compétences qui a commencé à laminer le pays au tout début des années 90 avec les multiples problèmes politiques, économiques et sociaux qu’a connus le pays.

Par ailleurs et à titre de comparaison, le gain du Maroc est de 3 médailles d'argent, 28 médailles de bronze et de 45 mentions honorables pour 27 participants. Tandis que celui de la petite Tunisie est, s’il vous plaît, d’une médaille d'or, de 2 médailles d'argent, de 12 médailles de bronze et enfin de 6 mentions honorables, le tout en 18 participations. On n’a d’autres moyens à faire que de se gratter énergiquement nos visages à coups d’ongles pointus comme disait ma mère pour annoncer un désastre.

Un ami vivant en France et enseignant aux écoles préparatoires de Mathématiques, en visite cet été en Algérie, m’a appris épaté avec sa fierté d’un arabe, que les élèves venus du Maroc se bousculent en très grand nombre en postulant aux concours d’accès des grandes écoles d’ingénieurs en France comme l’école polytechnique, arts et métiers, écoles normales, Télécom, l’école aéronautique de Toulouse, les écoles centrales etc. Et ce après avoir entièrement entrepris la scolarité en classes préparatoires dans leur pays, allant jusqu’à défier les meilleurs élèves de France. Ce grand nombre de candidats prouve de la manière la plus éclatante le retard accumulé de l’Algérie dans ce domaine. Ce n’est que cette année qu’il a été procédé à l’ouverte des écoles préparatoires. Attendons pour voir la suite si nos futurs étudiants seraient capables à prétendre aux grandes écoles de France à l’instar de nos voisins immédiats.

Pour ce qui est des résultats par équipe aux olympiades, l’apothéose a été décrochée pour l’Algérie en 1986 avec un total de 80 points sur 250 points possibles. Le résultat était on ne peut plus révélateur de la belle et nostalgique époque de l’enseignement des années 1970 et 1980.

Nous soulignons avec regrets que les notes acquises par les 4 concurrents de cette année 2009 sont de 0/42, 0/42, 1/42 et 1/42 donc un total de 2 points sur 168. Ce qui donne beaucoup de matière à réfléchir sur le passif des 3 dernières décennies ainsi que la destinée actuelle de notre enseignement.

LA CHINE TOUJOURS L’ÉTERNEL LEADER

Cette année 2009 a vu la Chine prendre la 1ère Place qu’elle n’a pratiqué pas quitté depuis le début des années 1980. Loin devant, la Chine, en 24 participations, totalise la bagatelle de 107 médailles d’Or, 26 en argent et 5 en bronze suivie par les états unis d’Amérique avec 82 médailles en merveille, 100 en argent, 5 en bronze et 1 mention honorable pour 35 tournois talonnées par la Russie pour 70 médailles d’Or, 29 en argent et 9 en bronze depuis leur 1ère participation en 1992 sans compter les autres médailles acquises sous la bannière de l’Ex-URSS.

Ce qui donne une lecture exacte de l’état de la puissance mondiale à l’heure actuelle.

Aux derniers jeux sportifs olympiques de Pékin 2008, on retrouve les 3 mêmes ténors aux premières loges.

Par conséquent, c’est l’ensemble des résultats sportifs qui indique le progrès et le développement d’un pays et nullement un seul sport comme l’est actuellement l’équipe nationale de football qui couve toutes nos tares.

A l’échelle du monde musulman, émergent nettement l’Iran et la Turquie avec respectivement 31 et 10 médailles d'or, 67 et 37 médailles d'argent, 28 et 59 médailles de bronze ainsi que 3 et 11 mentions honorables pour 24 et 26 concours. L’Iran convoite une entrée par la grande porte au sein du cercle très fermé des détenteurs de la bombe atomique. Pour ce qui est de la Turquie, elle serait dans l’Europe des 25 depuis longtemps sans l’obstination chauvine de certains pays qui s’opposent ouvertement à son entrée pour des raisons purement idéologiques.

Sur le plan de l’Europe occidentale, l’Allemagne, le Royaume uni et la France arrivent largement en tête au nombre des médailles. La hiérarchie est ainsi rigoureusement respectée.

Ce qui dévoile parfaitement bien que les olympiades de mathématiques sont un baromètre extraordinaire de mesure de l’état de santé technologique des pays. Les 10 premières places de cette année ont été donc concédées respectivement dans l’ordre au Japon, à la Russie, à la Corée du Sud, à sa sœur la Corée du Nord, aux USA, à la Turquie, à la Thaïlande, à l’Allemagne et enfin à la Biélorussie. On constate fort bien que le hasard n’a pas sa place dans le raisonnement mathématique.

On relève que les ex-pays du bloc Soviétique garde quand même des places plus qu’honorables lorsqu’on sait que cette école, dans un passé très récent, a donné, au monde, d’illustres mathématiciens.

L’ALGÉRIE AUX FINS FONDS DU CLASSEMENT UNIVERSEL

Quant à l’Algérie, le tableau ci-après en présente une comparaison du classement de notre pays par rapport aux participations marocaines et tunisiennes ainsi que de quelques pays arabo-musulmans et ce durant les 13 participations Algériennes, Ce tableau est sans commentaires. Néanmoins, on peut noter que la position de l’Algérie était pratiquement du même niveau que nos deux voisins durant les années 80. Mais elle a été complètement dépassée lors des dernières participations où nous avons récolté des zéros pointés sur toute la ligne à cause de notre isolement du monde extérieur, tandis que nos voisins marocains ne se sont jamais abstenus depuis leur première participation de 1983.

On ne peut jauger notre niveau d’enseignement que si celui-ci se frotte constamment à l’extérieur. De ce fait, on ne peut expliquer ces chiffres que par l’effondrement du niveau d’enseignement n’en déplaise aux responsables, du secteur éducatif dans son ensemble (éducation nationale et enseignement supérieur), qui affichent un optimisme démesuré. Pourtant, les résultats de ces olympiades sont réels et sans bavures. Par ailleurs, on peut distinguer encore une fois, le net avantage des pays musulmans tels que l’Iran et la Turquie par rapport à la participation Arabe. Ils ne voyagent pas pour seulement faire de la superficielle figuration mais pour concurrencer et se gratifier parmi les meilleurs.

Année

2009

1997

1993

1991

1990

1988

1987

1986

1985

1984

1983

1982

1977

Nombre de pays participants

104

82

73

56

54

49

42

37

38

34

32

30

21

Algérie

104

82

72

53

54

36

36

21

29

28

30

27

21

Maroc

74

60

40

31

36

31

23

18

24

23

25

Tunisie

77

39

45

25

19

28

30

27

29

Koweït

101

76

68

47

45

37

35

38

33

31

30

Syrie

99

Bahreïn

68

55

40

Iran

15

3

6

8

14

20

26

31

Turquie

8

25

24

24

33

27

21

30

26

-TABLEAU INDICATIF DU CLASSEMENT DE QUELQUES PAYS ARABO-MUSULMANS PAR RAPPORT AUX 13 PARTICIPATIONS ALGÉRIENNES.

LA PITOYABLE CONCLUSION

À part un quotidien national, l’information n’a été rapportée par aucune structure de l’éducation comme si on consentait à dissimuler ce résultat catastrophique sur tous les plans. On ne va pas blâmer les concurrents de cette année mais c’est la faiblesse à tout notre système éducatif à incriminer et qui montre ainsi ses limites tant décriées par de nombreux experts. Envoyer des candidats sans armes égales, c’est comme si on les expédiait à une bataille tout en sachant qu’ils seront écrasés à l’avance.

Finalement, l’Algérie est en train de payer les pots cassés de son entêtement à rester dans un système éducatif qui n’a produit que de la médiocrité. Des universités qui sont devenus des machines à ne produire que des diplômes en papier au vrai sens du terme avec un nombre dépassant largement le million d’étudiants. Du très beau bâti partout en Algérie, chaque ville possède sa propre université mais il ne s’agit malencontreusement que de murs et de blocs difficiles à combler de matière grise, l’intérieur est d’un vide décourageant. La réponse est dans l’immobilisme à ne pas trouver de solutions au monde universitaire. Des salaires des enseignants à décourager plus d’un à faire les efforts nécessaires. Un régime indemnitaire qui se laisse désirer depuis la nuit des temps. Des enseignants qui se convertissent en assurant des heures supplémentaires, des cours particuliers ou des professions extra enseignements pour subvenir à leurs besoins Ce ne sont ici que les conséquences désastreuses d’un système éducatif obsolète sous toutes ses formes.

Comment se fait-il que les 200 000 bacheliers ne peuvent faire émerger de la qualité en nous offrant que des notes nulles de 0 et 1 sur 42 aux dernières olympiades internationales des mathématiques ? On ne peut inopportunément rêver d’une meilleure issue.

Il ne faut point manquer de rappeler que pour la première fois de son histoire depuis l’indépendance, une bachelière Algérienne s’est vue décerner la mention Éloge. Il est vrai que notre lauréate a fait une grande partie des ses études au Qatar. Alors pourquoi cette majestueuse distinction ne s’est pas traduite au niveau international à Brême ? Une réponse des spécialistes de notre système éducatif s’impose plus que jamais.

Va-t-on songer à importer de France, du Canada, d’Amérique ou d’Europe, des lycéens de parents expatriés Algériens pour nous représenter aux futures olympiades comme l’équipe nationale de Football ? Doit-on indéfiniment continuer à ignorer nos lacunes et fuir en avant dans une néfaste langue de bois ?

Pourquoi n’ose-t-on pas se frotter aux compétences extérieures en dévoilant fructueusement nos contrariantes et répugnantes carences ? A perpétrer des soupirs profondément.

RÉFÉRENCE :

http://www.imo-official.org/

jeudi 8 octobre 2009

GARE À L’EXCÈS DE CONFIANCE FACE AUX GUÊPES RWANDAISES !

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Article paru dans le Quotidien d'Oran du Jeudi 8 Octobre 2009 dont le lien direct est le suivant: http://www.lequotidien-oran.com/?news=5127477

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« On ne peut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. »

À l’issue du match Zambie-Égypte de ce samedi 10 octobre 2009 qui s’achèvera vers 14h45mn, l’unique place qualificative en coupe du monde 2010 se précisera davantage dans le groupe C, l’un des 5 tickets attribués à la zone Afrique en dehors des Bafana Bafana. Quelque soit le résultat de cette confrontation au stade Konkola de Chililabombwe, le match du lendemain dimanche 11 octobre à Blida opposant les verts aux guêpes rwandaises, revêt un caractère immense pour ces éliminatoires jumelées CM-CAN où tous les matchs sont joués à couteaux tirés. Chacun des groupes ressemble à un groupe de la mort.

Les rwandais joueront leur va-tout dans cette rencontre pour tenter d’arracher le dernier billet à destination de Luanda en janvier prochain si la Zambie perdrait la veille son match crucial contre l’Égypte. Ce sera donc le dernier virage avant l’arrivée fatidique qui se jouera, comme on le constate, à l'usure. Pour franchir le premier la ligne d’arrivée, les équipes prétendantes doivent disposer d’un long souffle doublé de nerfs d’acier avec les meilleurs atouts psychologiques que tactiques.

La victoire contre le Rwanda est plus que jamais capitale en cas de match nul des égyptiens chez les chipolopolos, elle est nécessaire par un grand nombre possible de buts pour une large victoire ou d’un score étriqué des joueurs d’Oum Dounnia. Comme vous le remarquez, la situation est des plus compliquées.

LA CONCENTRATION, TOUJOURS LA CONCENTRATION

Le plus important pour les fennecs est de rester concentré sur le sujet et de ne rien négliger comme détails même infimes. La bataille se jouera sans aucun doute au niveau du mental. Le match se dessine d’abord dans les têtes avant de s’exécuter sur le terrain. L’essentiel pour l’équipe nationale est de garder la tête froide, de jouer à fond ses chances sans se tourmenter des résultats des autres prétendants, notre étoile demeure au bout des pieds de nos préférés.

J’ai assisté il y a quelques jours à un débat de l’émission L’Match qui passe chaque semaine sur Médi-Sat. Le sujet était justement le renouveau de notre équipe nationale. Les animateurs ont tous mis l’accent sur la pression qui va crescendo au fur et à mesure que les fennecs s’approcheront du but qui n’était, faut-il le souligner, même pas dans les cordes de notre équipe au départ de ces joutes qualificatives. Tous les observateurs de la balle ronde voyaient l’équipe Égyptienne ne faire qu’une bouchée de ses adversaires mais notre équipe a déjoué jusqu’à maintenant tous les pronostics, pourvu que l’aventure continue.

LA GUERRE DES NERFS

Ah cette guerre psychique ! Les Égyptiens sont des excellents maîtres dans cet art. L’année 1989 est encore vivace dans toutes les mémoires comme le révèle si bien cette semaine l’ancien entraîneur cheikh Abdelhamid Kermali dans les colonnes du journal sportif le Buteur de ce Lundi 4 octobre 2009. L’aîné des entraîneurs n’a pas oublié la pression terrible qui pesait sur les épaules de la délégation avec toutes les vexations subies, en ce 17 Novembre 1989, non seulement au Cairo International Stadium mais tout aux alentours. Nous nous remémorons encore, non sans regrets, le but litigieux marqué d’entrée à la 4ème minute du jeu par Hossam Hassan (tiens ! tiens !) entaché d’une faute avérée sur notre gardien El Hadi Larbi et sous l’oeil indécis du notoire arbitre tunisien Ali Bennaceur.

L’équipe nationale possède tous les atouts en main pour une 3ème qualification historique au détriment des pharaons en ayant la possibilité d’effacer l’affront de l’élimination de la coupe du monde de 1990 en Italie et de rééditer l’exploit de l’élimination des pharaons partis en pleurs d’Annaba le 21 juillet 2001. D’une pierre, deux coups. Depuis, les verts ne se sont jamais relevés la tête, pour dire que cette amère défaite de 1989 a été la fin d’un cycle suivie d’une longue hibernation qui dure depuis 20 printemps.

Depuis le tirage au sort en octobre 2008, l’affrontement médiatique a commencé. Ne pas trébucher dans ce piège tendu à deux doigts de l’Afrique du Sud, doit être le leitmotiv des Algériens. Le dernier match Algérie-Zambie a failli nous jouer un mauvais tour avec les déclarations fracassantes d’Henri Bernard, l'entraîneur français de l'équipe zambienne, bloquant mentalement nos protégés durant toute une mi-temps.

Souvenons-nous, les égyptiens avaient célébré leur qualification en coupe du monde avant de la commencer. Auréolé de leur titre de champion d’Afrique 2008, ils pensaient tout écraser sur leur passage. Cette arrogance leur a joué un mauvais tour. L’Algérie ne constituait, à leurs yeux, qu’un feu de paille qui commençait juste à relever un petit peu la tête. Jamais au grand jamais, ils ne pensaient être balayés par le score de 3 à 1 le 7 juin dernier à Blida. Les verts sont donc plus que jamais avertis, certes nous sommes bien placés pour aller à Johannesburg mais rien n’est encore acquis. Il faut se fier des mauvaises surprises. L’histoire footballistique mondiale est pleine d’exemples similaires avec des consternations incroyables. Il est exclu de se relâcher tant que tous les matchs ne se sont pas encore tous achevés. Le soir du 14 novembre arrive à grand pas, l’essentiel c’est d’aller sûrement et doucement, en conquérant au Caire.

LES HACKERS ENTRENT EN JEU

C’est la rentrée en la matière des hackers des deux côtés Égyptiens puis Algériens. Ce sont les pirates d’un temps nouveau d’entrer dans cette bataille psychologique et tendue pour ceux qui possèdent des nerfs à fleurs de peau. Le combat a franchi une étape supplémentaire au niveau des forums de discussion sur Internet. Cet assaut par claviers interposés, a été au départ provoqué par les Égyptiens.

En effet, les nouvelles de la toile nous ont rapportés ces jours-ci des infos pas réjouissantes du tout. Comme l’a diffusée la une du journal l’expression de mardi 29 septembre 2009, les pirates informaticiens égyptiens ont d’abord entamé les hostilités en s’attaquant aux forums de discussion des sites Internet Algériens dont le contenu des commentaires était favorable aux verts et blancs. Ils ne sont pas relâchés à ce niveau. Ils ont poursuivi sur leur lancée en bloquant le site d’Echoroukonline qui rappelons-le est l’un des sponsors officiels de notre équipe nationale de football. De plus, ils ne sont pas privés de hanter le site de la télévision Algérienne.

La riposte des hackers Algériens a été très forte en passant à un autre phase, allant défier les sites du journal Al-Ahram, de la présidence et du ministère de la défense égyptiens ! Rien que ça ! Les choses se sont ensuite heureusement calmées, les hackers des deux bords ont signé, semble-t-il, un acte de non agression souricière par un arrêt des inimitiés selon un code propre à leur langage.

Il ne faut surtout pas s’enorgueillir de ces exploits néfastes qui ne font absolument pas honneur à leurs auteurs. Un simple match de football doit rester dans son cadre sportif comme les européens nous le montrent chaque week-end.

SVP, PAS DE FACILITÉS : MÉDITER LA DERNIÈRE LEÇON SÉTIFIENNE

Le staff de l’équipe nationale est quelque peu tombé dans la facilité en déclarant à la presse que les égyptiens sont morts avant terme et qu’ils iraient le 14 Novembre 2009 au Caire en simples touristes pour aller visiter les pyramides de Djizeh. Des déclarations de ce genre sont à éviter afin ne pas tomber dans la facilité et la polémique. Des discours de ce type vont certainement réveiller les vieux démons en titillant l’orgueil et l’amour propre des égyptiens. Les responsables du football Algériens doivent mesurer leurs paroles, des interviews pareilles peuvent démobiliser nos joueurs. Une déconcentration qui pourrait être fatale au décompte final. Le plus dur reste à accomplir. Il faut surtout savoir rester retenu et humble en respectant les adversaires même les plus petits. On sait ce qu’est advenu à Goliath. De leur côté, les médias égyptiens sont en train de faire endormir les Algériens en publiant des sondages des lecteurs égyptiens du genre 55%-45% de chances de qualification en faveur des Algériens.

Par contre, la dernière déclaration, dans le site de YallaKora, de Mohamed Aboutrika pourtant réservé en sensations mais cette fois-ci, il s’est emporté contrairement à son habitude avec cet entretien enflammé : «L’équipe d’Algérie est très faible, elle ne mérite pas de se qualifier au détriment de l’Egypte» !. Il montre tout le désarroi et la nervosité de la star égyptienne et des ses coéquipiers. Peut-être ne serait-il qu’un leurre ou une dernière carte à jouer, toujours est-il que la prudence des nôtres doit être de mise.

Le match décisif contre le Rwanda est à prendre avec l’extrême sérieux. La leçon de l’entente de Sétif contre le club l’Égyptien ENPPI du 19 septembre dernier, en coupe de la confédération africaine, est à méditer et l’utiliser à profit. L’excès de confiance de l’équipe d’Ain El Fouara, qui visait un petit match nul, se retrouvait, en un peu de temps, mené au score de 3 à 0. L’ESS ne réduisait la marque qu’à la fin. Elle s’est qualifiée qu’in extremis grâce au goal-average départageant les 4 équipes classés tous ex-æquo. On a vu comment les égyptiens se transcendent lorsqu’ils sont dos au mur et acculés à ramener les 3 points à la maison. L’ESS serait maintenant en train de larmoyer si le match s’était joué au finish en égypte.

Il faut être vigilant avec la hargne de vaincre des pharaons. Le dernier match Egypte-Italie en coupe du monde des moins de 20 ans (U-20) du 1er octobre 2009 au stade du Caire devant 70 000 spectateurs, l’a entièrement confirmé. Alors, faisons gaffe !

Imitons les jeunes du Costa Rica qui se comportaient comme des chevronnés contre leurs homologues égyptiens en huitième de finale de la CM des moins de 20 ans qui s’est déroulé ce mardi 6 octobre. Ils ont disposé des pharaons juniors par 2 à 0 dans le fameux stade du Caire devant 100 000 spectateurs médusés grâce à la maîtrise du jeu et le sang-froid des latino-américains.

LES RÈGLES DE LA FIFA SONT DES PLUS IMPLACABLES

Les fans Égyptiens se trompent énormément en attendant de pied ferme les Algériens le 14 Novembre 2009 au Cairo stadium international. Nous ne sommes plus en 1989 et les règles de la FIFA ont radicalement changé et ne sont plus les mêmes, elles sont de plus en plus strictes et rigoureuses. Les conditions de sécurité sont des plus sévères, le contact avec les visiteurs est plus civilisé d’il y a 20 ans. De plus, l’équipe visiteuse n’a plus à craindre des pressions extra sportifs comme jadis. Elle est très protégée pour ramener les 3 points de l’extérieur, elle n’a qu’à faire valoir ses qualités techniques, tactiques et psychologiques. En outre, l’arbitrage et l’environnement africains ont profondément changé par rapport aux années 70 et 80. Un simple mauvais geste des locaux est sanctionné de manière extrême par la FIFA.

Qu’elle semble éloignée l’année 1973 et le 9 du mois de décembre où l’équipe marocaine menée par le capitaine Ahmed Fares (Ballon d’or africain en 1976), avait subi le calvaire et la périlleuse pression à Khinshasa au ex-Zaïre du temps du maréchal Mobutu (actuellement République Démocratique du Congo) avec des supporteurs dansant et chantant sur les bords du terrain, plus proches que les ramasseurs de balle comme dans un terrain vague et sans oublier la partialité de l'arbitre ghanéen Major Lamptey qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque !

LES PROS, LA FORCE TRANQUILLE DE L’EN

L’entraîneur national Rabah Saadane vient de convoquer 22 joueurs retenus pour disputer cet avant dernier match déterminant contre le Rwanda. Sur cette liste, le coach a écarté 4 joueurs locaux au profit de 2 nouveaux joueurs profs en l’occurrence Hassen Yebda, le néo-joueur de l’équipe anglaise de Portsmouth. Le second joueur appelé en renfort est Djamel Abdoune, le sociétaire du club de seconde division Française le FC Nantes.

L’élimination exclusive des joueurs locaux montre à quel point le championnat national est faible où chaque semaine apporte son lot de matchs joués à huis clos. Ainsi, ses acteurs ne peuvent prétendre jouer un match de qualification en coupe du monde à l’exception de quelques oiseaux exceptionnels quoique l’on compte Khaled Lemouchia qui jouait dans la région lyonnaise avant d’atterrir dans les parages d’Ain El Fouara. Environ 70% de l’effectif évoluent donc hors des frontières, ce pourcentage croît lorsqu’on sait que sur les 7 joueurs du cru, plus de la moitié occupe les bancs des tribunes. Encore et beaucoup de pain sur la planche, souhaitons que ce renouveau ferait des envieux au niveau national pour se hisser à la hauteur de l’événement en lâchant ce sport aux mains de véritables gestionnaires et de sportifs soucieux de progrès et de prouesse.

PRIMES DE NORMES CONVENTIONNELLES

Le président de la FAF Mohamed Raourara, a annoncé dans le journal Echourouk du dimanche 27 septembre que la prime des joueurs internationaux sera double par rapport à ce qui était fixé au départ. La prime finale s’élèvera désormais à 200 000 Euros équivalents à 2 milliards de nos centimes en cas de qualification à la coupe du monde 2010. Une consolation quand même, tous les joueurs non retenus, ayant participé aux qualifications, seront tous récompensés de la même façon en percevant la même indemnité que les joueurs sélectionnés.

Comme on le dit assez souvent, l’argent est le nerf de la guerre. Sans moyens matériels et financiers, aucune équipe ne peut aller loin dans le rendement et la performance.

Une politique qui devait être appliquée dans tous les domaines, de la base jusqu’au sommet de la hiérarchie en passant par l’industrie, l’éducation et la santé sans oublier le reste. Que le football nous sert admirablement d’exemple dans la gestion quotidienne pour espérer percer un jour le rempart de l’essor économique, social et technologique et du développement en général.

En attendant que ces voeux soient exaucés un jour, la fièvre du dimanche soir a déjà commencé à monter dans toutes les rues d’Algérie avec les drapeaux vert, blanc, rouge, suspendus sur les façades des maisons, des rues et des locaux commerciaux. Des gestes synonymes de forts symboles d’appartenance des jeunes, adultes et vieux à cette patrie. Souhaitons que la délivrance des supporters sera au rendez-vous dès dimanche soir au coup de sifflet final de l’arbitre guinéen Yakhouba KEITA.

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jeudi 24 septembre 2009

À grade égal: tâches égales, salaire inégal !

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Article paru dans le quotidien d'Oran du Jeudi 24 Septembre 2009 dont voici le lien:

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5126790

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Depuis la promulgation de l’ordonnance portant statut général de la fonction publique en juillet 2006 (et tous les espoirs suscités en son temps), les enseignants-chercheurs ainsi que leurs collègues chercheurs hospitalo-universitaires et chercheurs permanents n’ont eu aucune autre alternative que de ronger leur frein en attendant le régime indemnitaire qui n’a pas encore pointé son nez malgré les « assurances » des pouvoirs publics.

Tantôt c’est vers la fin de la promulgation de tous les statuts particuliers, tantôt c’est à chaque secteur de discuter les indemnités de ses fonctionnaires, une fois que leur statut particulier soit décrété.

Dans un premier temps, on a évoqué le mois de juillet 2009. Mais comme en Algérie l’été est la saison du profond coma politico-social, c’est vers ce mois de septembre 2009 que les regards se sont tournés. Accrochés au moindre chuchotement ou à la plus petite rumeur suintant des journaux, de la radio ou de la télévision, les enseignants-chercheurs suivent ce feuilleton avec un grand intérêt dont le nombre d’épisodes semble incommensurable.

Cette rentrée 2009/2010 constitue donc une fois de plus une indéniable désillusion pour les enseignants chercheurs qui ont trop espéré depuis les multiples promesses, surtout après l’inattendue grille des salaires de septembre 2007. Ils sont lassés par tant d'attente et laminés par une inflation galopante.

Les responsables du secteur en particulier et les pouvoirs publics en général n’ont-ils pas annoncé, à maintes circonstances, que le problème des salaires des enseignants-chercheurs allait être définitivement réglé afin qu’ils puissent consacrer leur énergie aux défis qui les attendent ? Maintenant que les échéances arrivent à terme, il semble que plus personne ne se rappelle de ces engagements et que l’amnésie règne dans les arcanes de la république.

LA DÉVALUATION DE L’ENSEIGNANT CHERCHEUR DÉCRÉTÉE

Au moment où l’on s’attendait à se mettre quelque chose sous la dent à propos du régime indemnitaire, voilà que le site Internet du journal officiel a mis en ligne, en ce jeudi 17 septembre 2009 et 27ème jour du mois de Ramadhan 1430, le décret exécutif n° 09-272 du 30 août 2009 modifiant et complétant le décret n° 86-276 du 11 novembre 1986 fixant les conditions de recrutement des personnels étrangers dans les services de l’État, des collectivités locales, établissements, organismes et entreprises publics.

Exactement, c’est comme l’année dernière qui nous fait évoquer non sans soupirs le 1er anniversaire du jour béni des parlementaires suite à la nuit de leur destin.

La spécificité de l’amendement dudit décret concerne les enseignants-chercheurs et notamment leurs collègues hospitalo-universitaires avec le nouvel article 2 qui est libellé de la sorte: « L’article 8 bis du décret n° 86-276 du 11 novembre 1986, modifié et complété, susvisé, est modifié, complété et rédigé comme suit : les personnels étrangers recrutés pour exercer les fonctions de professeur hospitalo-universitaire, professeur, maître de conférences hospitalo-universitaire classe "A", maître de conférences classe "A", maître de conférences hospitalo-universitaire classe "B" et maître de conférences classe "B" au sein des établissements l’enseignement supérieur perçoivent le traitement de base de leurs homologues algériens. Le traitement de base déterminé ci-dessus est affecté d’un coefficient correcteur compris entre 2 et 4,1. Le reste sans changement ».

Notons que dans la version officielle en langue nationale, le mot « affecté » signifie « multiplié ». Pour rappel, mentionnons qu’en 1986 le coefficient correcteur était compris entre 1,1 et 4 pour l’ensemble des travailleurs étrangers jusqu’à octobre 2004 où il a bondi entre 8 et 11 pour les enseignants universitaires afin d’encourager les étrangers à venir enseigner dans nos établissements universitaires. En plus, l’arrêté interministériel du 9 janvier 2005 a encore corrigé ce coefficient pour le hausser à 10 ou 11 fois le salaire de base !

Par ailleurs, le coefficient multiplicateur risque encore d’augmenter si l’on tient compte de l’indemnité d’expérience professionnelle et des primes qui sont, en général, toutes calculées en fonction du salaire de base.

En attendant l’arrêté interministériel qui va détailler le dernier décret paru, le salaire de base pourra atteindre la somme de 273060,00 DA (vingt-sept millions trois mille soixante centimes Algériens en brut) pour l’équivalent de notre professeur sans oublier le reste ! Ainsi, le traitement de base d’un maître de conférences de classe B « étranger » peut aisément dépasser le triple de celui de notre malheureux cher professeur !

L’HISTOIRE DE L’ANNONCE CANADIENNE DE 2004

On se rappelle toujours de cette offre d’emploi pour les années 2004/2005 et 2005/2006 du ministère de l’enseignement supérieur Algérien destinée aux enseignants exerçant au Canada. C’était le bureau des relations internationales de l’école polytechnique de Montréal qui avait diffusé l’annonce émise par le consulat général d’Algérie à Montréal, via l’ambassade d’Algérie à Ottawa. Cette alléchante annonce avait défrayé la chronique au sein du milieu universitaire Algérien. L’enseignant embauché avait droit à une prise en charge totale : billet d’avion pour lui, son conjoint et de deux de ses enfants et la mise à sa disposition d’un logement meublé. En plus d’un salaire net de 60.000 DA, l’enseignant coopérant se verrait octroyer un supplément transférable allant de 900 à 1100 dollars canadiens. Il bénéficierait, en outre, d’un congé annuel et d’un rapatriement en cas de difficultés de santé ou autres.

Comme le signale cette affiche, il y a lieu de souligner que l'enseignement devrait être dispensé en français et ou en arabe pour les enseignants maîtrisant la langue officielle du pays. Une telle annonce ne pouvait autrement s’adresser qu’à nos universitaires expatriés au Canada mais seul Dieu sait s’ils sont revenus au galop ou se sont retenus : il n’y malheureusement aucune chiffre sur le sujet mais la réalité visible du terrain l’a bien décelée. Rappelons seulement, qu’à l’époque, le salaire d’un enseignant algérien au grade de professeur à l’échelon intermédiaire ne dépassait guère les 50000 DA.

Il est important de souligner ici que les enseignants-chercheurs ne sont absolument pas contre la venue des compétences étrangères. Bien au contraire, l’université Algérienne doit s’ouvrir sur le monde extérieur afin d’éviter l’isolement scientifique et le repli sur soi.

Personnellement, je me réjouis que les salaires proposés soient aux normes maroco-tunisiennes. Mais là où le bât blesse, c’est que les enseignants-chercheurs algériens ne peuvent même pas rêver de ces payes malgré des compétences semblables et des obligations similaires. Les fortes disparités entre les rémunérations des enseignants locaux et coopérants risquent de porter atteinte au respect et à la dignité de l’enseignant local. Une humiliation de plus.

A titre d’exemple, regardons la situation qui prévaut dans l’équipe nationale de football. Les joueurs sont tous traités de la même façon par le pays. En effet, les joueurs expatriés et leurs camarades locaux perçoivent, au centime près, les mêmes primes et indemnités. Cela est aussi vrai pour ceux qui n’ont jamais évolué sur le terrain. Imaginez ce que cela provoquerait comme zizanie et malaise si jamais les instances du sport avaient opté pour la différence de traitement. L’équipe en serait sans aucun doute décimée. En tous les cas, elle n’aurait jamais fait un tel parcours.

Notons que le décret n° 86-276 du 11 novembre 1986, dans son article 2, révèle que les travailleurs étrangers doivent justifier des conditions de recrutement au moins égales à celles offertes aux homologues algériens occupant les mêmes emplois ou postes de travail et doivent avoir une expérience de travail d’au moins 4 ans. Ces conditions sont déterminées par les statuts particuliers compte tenu des titres universitaires et professionnels détenus par les intéressés, ainsi que les travaux qu’ils auraient réalisés dans leurs spécialités. Remarquons, au passage, que comme l’expérience minimale exigée n’est pas énorme, ce ne sont donc pas du tout les grandes sommités qu’on cherche à attirer.

LE PARADOXE DES JUMEAUX

Pour parler concrètement, prenons le cas de 2 jumeaux. Après avoir fait leurs études ensemble au pays, partent à l’étranger pour poursuivre leurs études dans la même université. Après avoir obtenu des diplômes similaires de doctorat, les frères siamois se sont ensuite séparés. Le premier est rentré au pays muni de son passeport vert et recruté dans un établissement universitaire local en tant que Maître de Conférences « A », après avoir honoré ses obligations du service national. Je ne vous raconterais pas les années de galère et les déboires qu’il a endurés pour obtenir un logement social dans un quartier populaire à cause de la crise aiguë dans le domaine. Quant au second, il est resté dans le pays formateur et a été engagé avec un grade équivalent au premier et possède dorénavant l’avantage de la double nationalité. Ce dernier peut donc, s’il le souhaite, être recruté au pays avec son passeport étranger. À ce titre, il bénéficiera de la multiplication de son salaire et logé à bonne enseigne, contrairement à son homologue possédant la nationalité Algérienne : un vrai dilemme et un casse-tête juridico-politico-administratif très complexe à résoudre.

La problématique reste la même si on remplace le deuxième enseignant par un Canadien de souche car le patriotisme de l’enseignant local en prendrait un sacré coup. Il est dévalué par son pays et de surcroît dans son propre pays. Les complexes d’infériorité et de supériorité seraient ainsi nourris en permanence.

VALORISER AU LIEU DE DÉVALORISER

Il va sans dire qu’un nombre considérable d’enseignants-chercheurs locaux vont se sentir mal à l’aise et diminués devant leurs homologues recrutés en qualité d’étrangers.

Pour remédier à ce dilemme inconcevable, les décideurs auraient dû revaloriser les salaires des locaux à leur juste valeur et indexer ceux des coopérants étrangers sur ces salaires. De la sorte, ils en finiraient une fois pour toute avec cette politique de deux poids, deux mesures au détriment de l’Algérien et du pays. Les nôtres se hâtent d’attribuer les normes internationales aux étrangers mais non à leurs propres compatriotes !

Pouvez-vous imaginer une telle situation dans un pays européen ? Une telle affaire aurait ébranlé la scène politique de ce pays et les médias s’en auraient donné à cœur joie.

En procédant ainsi, les autorités Algériennes sont tacitement en train de dévaloriser toute la formation universitaire. En plus, ils mettent également en doute toutes les compétences locales qui ont été marginalisées à cause justement de ces mesures injustes et inacceptables. Comble de cette ambiguïté, le décret a été publié suite au rapport du ministère de tutelle comme l’indique précisément le texte. C’est ce qu’on appelle en japonais se faire hara-kiri.

UN RÉGIME INDEMNITAIRE SALVATEUR ?

Enfin, le décret présidentiel n°07-304 du 29 septembre 2007 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires est cité en avenant du décret d’août 2009. Cependant, à la place de « régime de rémunération des fonctionnaires », les rédacteurs du décret l’ont remplacé par « régime indemnitaire des fonctionnaires ».

S’agit-il d’une erreur de transcription ou d’une promulgation prémonitoire des indemnités ? Attendons les prochaines péripéties du feuilleton pour mieux voir.

(*) Enseignant à l’université de Mostaganem et syndicaliste du CNES.

jeudi 10 septembre 2009

Pourquoi Samir Zaher prêche-t-il dans le faux ?

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Article paru dans le quotidien d'Oran du Jeudi 10 septembre 2008 dont voici le lien:

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5126286

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Selon le quotidien sportif Algérien « Le Buteur » dans son édition du dimanche 7 septembre 2009, le président de la Fédération Égyptienne de Football (FEF), Samir Zaher, a discuté avec les joueurs de son équipe nationale à l'issue de leur victoire contre le Rwanda à Kigali. Il a tenu à les rassurer sur la nature du goal-average qui sera adopté en cas d'égalité de points avec l'Algérie.

En effet, Samir Zaher a affirmé que la FIFA ne prendra pas en compte la différence de buts entre les deux équipes au cours de leur parcours, mais c'est la confrontation directe, entre les deux équipes qui sera prise en considération. Toujours selon le président de la FEF, en cas d'égalité des points entre les deux équipes, à la fin du parcours, l'Égypte se contentera d'une victoire de 2 à 0 pour se qualifier au mondial !

Une telle déclaration de ce genre a été aussi faîte sitôt le match Algérie-Egypte du 06 juin dernier terminé. En effet, plusieurs télévisions satellitaires, journaux et responsables du Football égyptiens n’ont cessé de marteler cette affirmation. Ils sont donc allés, avec leurs supputations, annoncer à leur public complètement assommé par la défaite qu’il suffit de gagner face à nos verts par 2 à 0 au match retour pour se qualifier au Mondial. A-t-elle été dans un but de clamer les esprits ou par un chauvinisme désespérée ? On n’en saura pas plus.

A aucun moment, les responsables des instances fédérales Algériennes, ni d’ailleurs l’entraîneur national des verts n’ont tombé dans ce jeu nocif ni réagi face à un tel canular. Et ils ont bien fait de se taire.

On peut se demander comment l’Égypte qui abrite le siège de la Confédération Africaine de Football (CAF), feinte et fait semblant d’ignorer les textes certainement dans un but obscur bien précis. Quand on connaît le travail de coulisses de l’Égypte ainsi que son poids dans les instances de la CAF et celles de la FIFA, on se pose des questions. La FEF est une instance bien rôdée, sans doute la plus ancienne et la plus expérimentée de tout le continent Africain.

En tous les cas, l’objectif essentiel non avoué est celui de briser l’élan et la sérénité retrouvée des Fennecs qui se rapprochent à grands pas tout près d’une qualification mémorable au Mondial en prenant les matchs un par un et comme ils viennent sans se soucier du reste.

Pour éclairer l’opinion sportive sur cette polémique qui ne dit pas son nom, chaque coupe du monde dispose de son propre règlement depuis le début des tous premiers tours éliminatoires qualificatifs à la coupe du monde jusqu’à la fin du Mondial. Et celui de la coupe du monde se trouve sur le site de la FIFA dont j’invite tous les amateurs du football à le consulter. Il est clair comme l’eau de roche.

Dans son article Article 17, alinéa 6, il est précisé que dans le format en championnat, le classement dans chaque groupe est déterminé par les critères suivants :

a) le plus grand nombre de points obtenus après tous les matches du groupe ;

b) la différence de buts dans tous les matches de groupes ;

c) le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches de groupes.

Dans le cas où, sur la base des trois critères susmentionnés, deux équipes ou plus seraient ex æquo, leur classement sera déterminé selon les critères suivants :

d) le plus grand nombre de points obtenus dans les matches du groupe entre les équipes concernées ;

e) la différence de buts particulière des matches de groupes entre les équipes concernées ;

f) le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches de groupes entre les équipes concernées ;

g) tirage au sort par la Commission d’Organisation de la FIFA.

Avec l’approbation de la Commission d’Organisation et au cas où le calendrier international des matches coordonné le permettrait, les équipes à égalité pourront être départagées par des barrages et non par tirage au sort (art. 17, al. 6g). En cas d’égalité, deux prolongations de 15 minutes chacune seront disputées ; si le score est toujours de parité à l’issue des prolongations, le vainqueur sera désigné par l’épreuve des tirs au but conformément à la procédure stipulée dans les Lois du Jeu.

Sans commentaires….

Peut-être que Mr Samir Zaher confond le règlement de la coupe du monde 2010 avec celui de la dernière CAN 2008. La 28ème édition de la CAN fait partie maintenant des archives. Nous rappelons à ce grand dirigeant de la balle ronde Égyptienne qu’il s’agit cette fois-ci de qualifications jumelées Coupe du monde 2010-29ème CAN et qui sont gérées par un seul règlement, celui de la FIFA, l’instance suprême du football mondial..

Pour le moment, on n’est pas encore là. Il faut d’abord assurer pleinement devant le Rwanda pour aller affronter au finish l’Égypte au Caire dans le cas où ces derniers ramènent les 3 points de la terre Zambienne. Pour éviter de mauvaises surprises, les fennecs n’ont qu’à battre le Rwanda par le score le plus lourd possible. Chaque but supplémentaire marqué à domicile contre le Rwanda sera considéré comme un but acquis à l’extérieur contre l’Égypte. Il faut dire que le Rwanda ne viendra pas à Blida en victime expiratoire mais tentera par tous les moyens d’arracher la place qualificative de la CAN à la Zambie qui l’accueillera à Kigali au dernier match. De son côté, la Zambie ne peut définitivement sauver sa place à Lunda qu’en cas de match nul contre les Pharaons. Beaucoup de suspense en perspective.

Encore un autre avantage pour l’Algérie, le match Zambie-Egypte se jouera une journée avant le match décisif Algérie-Rwanda. Nous avons plus d’un mois à préparer convenablement ce match ô combien important pour l’avenir de cette prometteuse équipe nationale.

Référence :

http://fr.fifa.com/mm/document/tournament/competition/56/42/69/fifa_wc_south_africa_2010_reglement_fr_14124.pdf

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