lundi 6 février 2017

L’antique Mina, ancêtre de Relizane la contemporaine

Je me rappelle lors d’un long séjour en France plus exactement dans la région Rhône-Alpes à Lyon, il y avait une place qui se trouvait sur le plateau de la croix-rousse, et qui se nommait place du « Gros caillou ». Du nom d'un gros rocher, dont l’analyse chimique laisse à croire qu’il provient des montagnes des Alpes et qui a été trouvé au milieu du XIXe siècle lors du percement d’un tronçon de l’ancêtre du métro moderne de la capitale des gaules.

Tout le monde l’appelait ainsi et connaissait parfaitement son emplacement. C’était même un objet de curiosité touristique où les visiteurs se prenaient fièrement en photo à côté de ce caillou un peu plus haut que la taille d’un adulte être humain. Quant aux petits enfants, accompagnés de leurs parents, ils venaient souvent pour jouer et s’agglutiner en l’escaladant comme pour se vanter auprès de leurs camarades qu’ils étaient parvenus à toucher le sommet. Les écoliers le visitaient aussi en groupe tout en écoutant studieusement leurs profs leur retracer l’historique de cette grosse pierre qui n’a rien de grandeur mais valorisée à sa juste valeur comparativement à nos sites archéologiques quoique plusieurs fois séculaires.

Pourtant les endroits touristiques dans la ville des gaules ne manquaient pas. Il suffisait de consulter le guide de la ville pour s’apercevoir de la richesse culturelle de la région dans tous les domaines en premier lieu comme par exemple la cité des frères Lumière où le cinéma fût inventé, le théâtre romain des trois Gaules classé monument historique se trouvant juste en bas des pentes de la croix-rousse sans omettre la multitude de musées qui garnit la ville.

Ceci étant dit pour l’introduction au thème qu’on aborde ici et de ce qui se fait touristiquement de nos jours en Algérie et tous ces lieux inconnus ou délaissés, pour ne pas dire presque tombés à l’abandon ou carrément saccagés comme si ce pays ait oublié son histoire ou l’ait effacée à cause de l’inculture qui trône en maîtresse absolue. Il n’y a qu’à constater amèrement l’état déplorable de nombreux sites qui sont devenus, excusez du peu, de vrais pissoirs à l’exception de très rares singularités.
Dans un autre contexte, en cette belle journée printanière ensoleillée du samedi 3 mai 2014 et à environ une vingtaine de kilomètres de Paris, j’étais en route, en compagnie d’un ami dans sa voiture, en direction de la porte de Maillot vers la capitale française lorsque, soudain, j’apercevais de loin, en plein centre-ville de Saint-Germain-en-Laye, une grande affiche visible à environ cent cinquante mètres à la ronde et où l’on ne pouvait pas rater de lire le gros titre qui attirait fortement mon attention : « De Carthage à Mina » [Réf. 1] & [Image 1 ].

Image 1-Affiche de l’exposition de « Carthage à Mina » de Saint-Germain-en-Laye [Réf. 1].
Tout de suite, j’avais eu de fortes et profondes émotions. Une sensation de chair de poules m’avait subitement envahi. En effet, en ce qui concerne le nom de Mina, il ne pouvait s’agir que de l’ancienne appellation de l’époque romaine de l’antiquité de l’actuelle ville de Relizane en Algérie puisque l’oued qui longe la ville du sud au nord à la sortie ouest nous rappelle évidemment ce nom et dans lequel se trouve jusqu’à aujourd’hui en son plein milieu un vieux pont en état de disparition, appelé « pont romain ». Par ailleurs et en plein centre-ville, l’ancienne désignation de l’actuelle place de la résistance (Ex-Colonna d’Ornano) portait aussi cette antique appellation. Plus proche de nous, il n’y a pas assez longtemps, un nouvel hôtel fût pareillement érigé en son nom pour rappeler brièvement l’épopée romaine de la ville et aussi par le nom que porte l’équipe phare de foot de la ville à travers les lions de la Mina. Mais tout cela est très insuffisant pour l’exhumer de son sommeil profond.

Franchement, au début, je n’avais pas cru mes yeux. Si « Carthage », la cité romaine, était universellement connue et reconnue, c’est celle de « Mina » dont la taille de ses lettres est identique sur cette annonce à celle du mythique royaume d’Hannibal, qui faut-il le rappeler, est classé patrimoine mondial de l’Unesco. Ma curiosité s’est alors amplifiée et ma fierté d’appartenir à mon pays en général et à la ville de mon enfance en particulier s’est enorgueillie. L’ancêtre nom de ma ville était en haut de l’affiche dans cette terre étrangère mais malheureusement inexplorée dans son terroir.

Lorsque je constate amèrement de ce qu’on a fait et faisons actuellement de ce patrimoine deux fois millénaires, mon amertume, mon désarroi et ma tristesse ne cessent de s’amplifier davantage. Mis à part les quatre citations d’en haut qui évoquent l’existence de la cité romaine, rien, absolument rien, ne nous rappelle, qu’ici au sud de la ville actuelle, une cité prospère, ensevelie peut-être sous terre, avait existé durant environ 5 siècles, du Ier siècle avant Jésus-Christ jusqu’au début du VIe siècle, comme le rapporte le site en question [Réf. 2].

Je porte à la connaissance des lecteurs de ce papier que l’exposition présentée du 14 février au 28 avril 2014, durant donc 1 mois et demi, au Musée d'Archéologie Nationale et du Domaine National de Saint-Germain-en-Laye portait sur les collections de Paul Gauckler sur Carthage et d’Albert Pradel sur Mina. C’est le célèbre château de Saint-Germain-en-Laye [Réf. 3], ancienne résidence des rois de France, qui abrite le siège de ce musée depuis que Napoléon III en avait ainsi décidé en 1862 et fût inauguré en 1867. Louis XIV fût même né dans ce château et ait vécu jusqu’en 1682 avant de s’installer au fastueux château de Versailles situé à 13 kilomètres selon Google Maps.

Tiens ! Tiens ! Il s’agit bien de Napoléon III, ce même empereur, qui avait visité Relizane le 21 mai 1865 [Réf. 4] lors de sa seconde tournée en Algérie colonisée en y restant 6 bonnes heures à quelques 4 kilomètres seulement de la cité antique. Comme quoi, les événements se rejoignent et l’histoire s’invite encore en empruntant un autre raccourci et en rattrapant à son passage tout le monde. Il faut souligner qu’au temps de sa gloire, ce fameux château a été aussi le témoin de la signature de nombreux traités de paix et d'édits royaux.

Par ailleurs, en ne s’inquiétant moralement guère sur leurs origines, la direction du musée en question a vivement remercié, les deux filles d’Albert Pradel, en l’occurrence Christine Pradel-Gurevick et Catherine Pradel-Rouillard pour avoir offert en dons, en 2013, la collection exposée sur les vestiges de Mina, enrichissant considérablement le département d’archéologie [Réf. 2].

Je ne crois pas qu’on aurait entendu un jour parler de cette exposition qui concerne historiquement la présente ville de Relizane si ce n’était purement le fruit du hasard. Est-ce que les autorités consulaires algériennes en France étaient-elles au courant de cette manifestation culturelle ? À mon avis, elles devraient être concernées au moins de point de vue culturel surtout qu’il s’agit là du patrimoine du pays. Une heureuse coïncidence suis-je tenté de dire qui j’espère animerait le débat sur toutes ces pièces d’archéologie et d’art qui ont été subtilisées avant 1962 et qui se trouvent sur le sol français et qui devraient être un jour ou l’autre restituées au pays et dont il va falloir que les spécialistes en fassent l’inventaire dans tous les musées d’outre-méditerranée, les répertorier et les classifier. À titre d’exemple, en ce qui concerne Relizane, un livre écrit par un pied-noir montre des photos prises par  d’anciens colons sur les vestiges de Mina mais dont on ignore absolument ce qu’ils sont devenus.
En attendant l’éclosion de jours meilleurs, cela permettrait également de relancer les études sur l’importance des sites archéologiques dans le pays qui sont tombés en désuétude pour ne pas dire dans l’oubli presque total. Notre histoire continue malheureusement de s’écrire et de se narrer sans nous, nous ignorant et en nous rayant de plus en plus de ses œuvres.

Si cette exposition, payante dont l’entrée à plein tarif était fixée à 7 euros, ait été alors possible, c’est parce les organisateurs avaient sans doute estimé que le nom de Mina pourrait cohabiter aisément avec celui de Carthage et dont la renommée de cette dernière n’est nullement à démontrer. Comme le relève fièrement le site en question [Réf. 5], la collection de Pradel, est composée de (voir Images 2-3-4-5-6 ci-dessous) :

- 631 objets (en verre, en métal, en terre-cuite, des pièces de monnaie…),
- Une dizaine de céramiques sigillées gallo-romaines (13 exactement provenant des fouilles du site de Mina et dont l’origine émane de l’atelier ruthène de La Graufesenque (près de Millau dans le département de l’Aveyron en France),
- Près 70 lampes en terre cuite intactes,
- 163 pièces de monnaie et une très rare plaque-boucle d’époque vandale ornée de grenat (début du VIe siècle).

Image 2-Mobilier funéraire de la tombe d'un nouveau-né inhumé dans une amphore : vase à filtrer, biberon en forme d'oiseau, petit gobelet : sigillées claires africaines, provenant de Mina, IVe siècle après J.-C. collection Pradel (©MAN–V. Gô) [Réf. 5].

Image 3- Boucles et rare plaque-boucle de ceinture découvertes dans une sépulture d’époque vandale à Mina, début du VIe siècle après J.-C., collection Pradel (©Benoît Lafay) [Réf. 5].

Image 4- Lampe en terre cuite trouvée à Mina, représentant la déesse Luna, IIe siècle après J.‑C., collection Pradel (©RMNGP–MAN) [Réf. 5].


Image 5- Ensemble de pièces de monnaies découvertes à Mina. Au second plan, des lampes en terre cuite (©Benoît Lafay) [Réf. 5].

Image 6- Découverte à Mina, cette série de 13 céramiques sigillées du Ier siècle est l’œuvre d’un atelier de la Graufesenque, près de Millau, en Narbonnaise (Département de l’Aveyron, France) (©Benoît Lafay) [Réf. 5]. 

Il est à souligner que cette collection provenait de fouilles qui ont été effectuées dans les années 1950 au Praesidium Castellum de Mina.

Si nous nous sommes arrivés à cette déplorable situation, nous nous devons que se lamenter sur notre destin que nous continuons à hypothéquer de nos propres mains. Dépoussiérer en ce moment précis ce dossier, c’est uniquement dans le but de mobiliser les consciences les plus engagées et les bonnes volontés qui souffrent en leur for intérieur et qui ne savent pas par quoi démarrer tellement les choses se sont empirées et entrelacées.

D’autre part, il est utile de mentionner qu’à la date du 5 juillet 2009, et dans un article paru dans les colonnes du quotidien d’Oran [Réf. 6], une association locale avait déjà tiré la sonnette d’alarme pour exiger la prise en charge du site de Mina. Mais lorsqu’on examine le site à l’aide de Google Earth (Image 7 ci‑dessous), on constate aisément que le terrain, dont j’avoue ignorer ses limites réelles, n’arrête pas d’être grignoté. Dans le dernier en date, inévitablement une partie limitrophe a été certainement avalée par le béton pour les besoins de la construction d’un pont à proximité et l’élargissement d’une route à double circulation. On ne peut que se poser impatiemment la question si des associations, des experts de l’archéologie ou des chargés de la culture locale et nationale avaient été consultés à ce sujet et s’étaient-ils déplacés sur place, armés du plan du site, pour constater de visu et superviser les travaux à l’instar des pays affirmés. Ç’aurait été très grave si l’on avait agi par inconscience ou dans l’ambiance régnante de l’ignorance. 

Image 7- Site actuel de la cité antique Mina (Image Google Earth) :
(Latitude : 35°42’55 ‘’ N, Longitude : 0°34’07’’E, Altitude : 83 m).
Lorsqu’on passe à côté de l’endroit, on remarque qu’une plaque indiquant que la cité antique (Image 8 ) avait existé en ce lieu précis mais pour la faire respecter, cela dépendrait de la réunification de beaucoup de paramètres et la volonté de les appliquer.

Image 8- Plaque indiquant le site de l’antique Mina.

Il apparaît qu’à travers les appels de nombreuses voix soucieuses de la préservation de ce patrimoine historique, on commence quelque peu à prendre conscience de la nécessité de sa protection. En effet, des fouilles archéologiques sur le site en question ont été entamées il y a à peine 2 années dans le but de délimiter ses frontières ( ?) [Réf. 7]. C’est comme si on allait travailler pour la première fois à des fouilles à l’aveuglette. N’existe-t-il pas des archives pour s’y référer ? Dans cette perspective, une équipe de chercheurs  en recherches préhistoriques et anthropologiques a été dépêchée à Mina pour procéder à des fouilles et dont on ne connaît pas publiquement jusqu’à ce jour les résultats. On espère que ce n’était pas qu’un effet d’annonce de plus et que les autorités sont extrêmement sensibilisées pour suivre et accompagner le dossier jusqu’au bout avant que l’appétit des prédateurs de l’immobilier ne l’engloutisse à jamais.

On ne peut peut-être, pourquoi pas ? Que rêver d’un avenir culturel des plus florissants avec le projet d’un musée de la ville regroupant tous les vestiges de la région toutes périodes confondues, ceux du château romain Ksar el Kaoua (Ammi Moussa), ceux de Gadum (Djidiouia ex-Saint Aimé), ceux de Mina pour les ruines romaines, et tant d’autres à différentes époques s’il en reste encore quelque chose à trouver et revendiquer par la même occasion et par les voies les plus appropriées à récupérer de France et de Navarre tous les objets archéologiques inestimables et de valeurs historiques indéniables qui se sont volatilisés avant que le pays recouvre son indépendance. La consolidation d’un pays passe également par l’assemblage et la reconstitution de son vécu passé et lointain. Ce ne serait que réaliser un vieux pieu pour pérenniser l’histoire du pays.

Sources :

[Réf. 7] http://oran-aps.dz/spip.php?article18377


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mardi 24 janvier 2017

EN : Retour à la case départ !

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Cet article est paru dans les colonnes du Quotidien d'Oran du jeudi 26 Janvier 2016 sous le lien suivant: 

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C'est avec la gueule de bois que le pays s’est brutalement réveillé de son monde virtuel, au lendemain de la défaite face à la Tunisie pour enfin retrouver ses esprits en retournant à son monde réel. L’équipe qui a été vénérée, il n’y a pas si longtemps que ça, est tournée en dérision par ses fans à travers les réseaux sociaux. Une publicité dans laquelle apparait le meilleur footballeur africain de l’année et qui est censée produire le déclic escompté, a produit l’effet contraire mettant certainement dans l’embarras ses concepteurs qui ont trop misé sur un exploit continental de l’EN. Un vrai gâchis pour cette équipe pétrie de bons joueurs, très enviée par d’autres pays en quête d’exploits mais la mauvaise exploitation de ces talents a mis fin à toutes les attentes des algériens.

Par contre, on constate que rien n'a changé à notre quotidien que ce soit avec la victoire ou la défaite de notre EN, ni avant 2010 ou après 2014. On retourne à la réalité après avoir longtemps vécu dans un mirage. Finalement, le bonheur qui ne se touche pas comme une paie à la fin du mois ou qu’on ne le palpe pas au change favorable à notre dinar, n'est qu'une illusion. Une victoire, même en CAN, ne pourra jamais résoudre les problèmes du pays. Elle ne fait que les dissimuler en ne repoussant indubitablement que les limites de l’impossible.

Chaque pays possède son EN phare mais la nôtre n'a jamais reflété la réalité du terrain. C'est une équipe montée de toutes pièces, créée pour amuser surtout la galerie en quête de triomphe en manque de repères et la faire oublier un tant soit peu de ses déboires de la vie. Une plèbe qui est très déçue de la chose politique et espère qu’un succès en foot pourrait la rendre heureuse. Qui est atteinte de maladie de la gouvernance des autorités et des élus que son seul salut repose sur son EN. Dans les pays développés, on continue à remplir les stades même au lendemain d’une défaite. C’est une véritable culture. On y va en famille identiquement à aller le week-end voir une pièce dans un théâtre, un orchestre symphonique à l’opéra ou un film au cinéma. À chacun son hobby. Un loisir demeurera toujours un loisir et fait pour aller se défouler de la pression sociale. Il ne doit en aucun cas constituer une affaire de survie. Ce qui est presque le cas chez soi.

Après son élimination du premier tour de la Can 2017, jumelée d’une probable élimination de la prochaine coupe du monde de 2018, sauf un miracle des cieux, l’EN va achever tous les hallucinations des algériens et va plonger les dirigeants dans une équation difficile à solutionner. Il faut vite trouver une autre échappatoire pour entretenir le leurre surtout que les échéances électorales frappent à nos portes et qu’il va falloir occuper tout ce monde à compter ses moutons. Il faut effectivement doubler d’ingéniosité en inventant un autre Oum Dourman, le « One-Two-Three » que le temps semble l’avoir fané, est révolu à force d’être usité.

Entendu sur une chaîne de TV locale, on veut maintenant imputer les malheurs des algériens à la faute de l'EN de foot et « essuyer » leurs couteaux sur son président ! Les arguments ? On a mis tous les moyens à sa disposition mais au final, elle n'a pas rendu le peuple heureux ! Ainsi la fierté et la joie des algériens ne se mesurent qu’aux envolées de Mahrez et aux pattes de ses partenaires ou une tête gagnante d’un Slimani rageur. Une balle déviée et c’est le drame de tout un peuple. Pourtant, ce n’est que l’effet de la balle qu’un vent soufflant dans la largeur du terrain peut l’éloigner de sa trajectoire et non dû à un quelconque effondrement du prix du baril ou de la hausse de la TVA à travers la loi des finances. Quoiqu’on dise, le foot lorsqu’il est détourné à des fins occultes, ne nourrit point le ventre mais détourne tout simplement les regards sur les vraies aspirations.

Si on suit cette logique, on peut ainsi affirmer que nos gouvernants se sont aussi mis à leurs dispositions toutes les richesses et le destin du pays et du peuple entre leurs mains mais au final, ils ne nous ont pas rendus non seulement comblés mais ils ont également hypothéqué l'avenir du pays avec leurs politiques successives tout en faisant évaporer des centaines de milliards de dollars en un peu de temps et au final, une politique austère avec toutes les conséquences que cela nous endurent. Je suppose que tout le monde devrait imaginer la question qu'on devrait se poser en faisant le parallèle entre les deux cas.

L’homme à abattre est donc le président de la FAF, Raourara, qui est devenu, en l’espace d’une soirée cauchemardesque, la personne sur laquelle se sont cristallisées et concentrées, à l’image d’un centre de gravité ou d’un point de fixation, toutes les misères du pays. Il est le premier et unique coupable tout désigné de la déchéance du ballon rond. Toutes les voies qui se sont tues jusqu’à présent et qui sont autant responsables que lui, se sont-elles subitement déchaînées comme des bêtes farouches sur l’ours tombé à terre et qui ont aiguisé comme il se doit leurs hachoirs sur le mutilé. Elles tirent à bout portant et sans aucun répit sur l’ambulance.

Mais il faut rappeler à ces ex-chiattas que Raourara a toujours été élu par une AG, l’organe souverain de la fédération, toute acquise à sa cause et personne n'avait osé par le passé se présenter face à lui, aux antécédentes élections de la présidence de la FAF, tellement il faisait l’unanimité dans leurs rangs. On sent qu’à travers leur silence, tout le monde trouve son compte. De plus, lorsqu’on consulte les statuts de cette association [1], introuvable d’ailleurs sur le site de la fédération à moins que Google ait « buggé », on constate dans leur article 11 que l’AG est composée des membres suivants avec voie délibérative:

1.      Le président de la ligue nationale,
2.      Le président de chaque ligue régionale,
3.      Le président de chaque ligue de wilaya,
4.      Le président du club sportif amateur ou professionnel,
5.      Le représentant des arbitres directeurs internationaux en activité,
6.      Le médecin fédéral,
7.      Les entraîneurs des équipes nationales,
8.      Le président de l’association nationale des arbitres,
9.      Le Président de l’association nationale des entraîneurs,
10.  2 représentants, des athlètes d’élite en exercice de l’EN « A »,
11.  Le président toute association des athlètes algériens résidents à l’étranger,
12.  Les représentants algériens dans les instances exécutives internationales en charge du football,
13.  Les anciens présidents de la FAF,
14.  10 experts désignés par le ministre chargé des sports,
15.  Les membres de la glorieuse EN de la Révolution Algérienne,
16.  Le délégué des sports militaires,
17.  Les membres élus du Bureau Fédéral.

Par ailleurs et comme le stipule clairement l’article 12, l’AG oriente et contrôle la politique générale pour vous montrer qu’elle constitue l’instance suprême de la FAF, par qui toutes les grandes décisions à entériner, doivent y transiter pour être approuvées et exécutées par la Bureau Fédéral, son instance exécutive composée de 18 membres, dans lequel le Président ne dispose que d’une seule voix à l’instar des autres membres.

Si on regarde maintenant de plus près la liste des membres de l’AG, au nombre de 108 selon le site de l’association [2] et qui nous réserve pas mal de surprises, on remarque que tous ces « experts » des plateaux des télévisions sont directement ou indirectement représentés en son sein. S’ils avaient quelques choses à exprimer, c’est à travers cette AG qu’ils auraient dû exprimer leurs positions face à face et en toute responsabilité.

Ils peuvent également provoquer une AG extraordinaire pour mettre à plat tous les problèmes s’il existe 72 signataires courageux. Ils auraient pu remettre en cause la politique entreprise depuis la réélection du président de la FAF en 2009 et qui ne devait pas être exclusivement le président de l’EN mais celui de premier responsable du football national. À la rigueur, alimenter l’EN en joueurs qui ne se sont pas formés dans les clubs locaux allait aboutir un jour ou l’autre à une impasse. L’EN ne devrait pas être la vitrine qui cache la forêt et qui nous donne une fausse image du sport-roi au lieu d’être un vrai miroir du labeur des clubs locaux.

On conclut amèrement, qu’avec tout l’argent mis à la disposition de l’EN, on n’a pas su produire le bonheur mais à sa place, on a entretenu de faux espoirs exactement comme le font nos gouvernants dans les affaires du pays tous domaines confondus. Il n’y a pas mieux qu’un retour à la réalité des choses, qu’un retour à la case départ pour repartir sur des fondements solides à force de faux départs et de replâtrages à l’infini.

Sources :


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mercredi 30 novembre 2016

Des primaires: Est-ce possible en Algérie ?

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Cet article est paru dans les colonnes du Quotidien d'Oran du jeudi 1er Décembre 2016 sous le lien suivant: 
-en format pdf zippé: http://www.lequotidien-oran.com/pdfs/01122016.zip
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Par la pénurie, de vrais débats politiques, synonymes d’un désert démocratique, je sais que grâce aux réseaux sociaux, de nombreux compatriotes algériens avaient suivi assidûment les primaires de la droite et du centre français comme celles des primaires de la gauche de ce pays en 2011.

Depuis quelques années, on assiste donc à ces luttes impitoyables par programmes interposés et des débats d’idées, pour l’arbitrage des ambitions présidentielles des candidats d’un même bord politique. Les états-majors de ces partis ne craignent nullement les divisions en leur sein durant les campagnes électorales de leurs primaires. Au contraire, ils voient cela comme un renouveau de leurs partis et un nouveau souffle à inculquer par l’association direct de leurs adhérents et sympathisants appelés à départager les poulains pour au final ne laisser place qu’au cheval gagnant. Ils la voient également comme des exercices pour la préparation grandeur nature de la campagne présidentielle qui attendent leurs candidats favoris. Les candidats perdants ne doivent nullement rester à la marge, ils doivent s’engager non seulement à soutenir publiquement le candidat sortant mais à s’impliquer activement à sa campagne.

Peut-on imaginer que de nombreuses candidatures puissent se déclarer au sein de nos partis sans que l’on redoute leurs éclatements une fois les primaires consommées ? Que des partis s’émiettent en plusieurs morceaux, en quelque sorte comme des micro-partis avec de multitudes de partisans qui se livrent des batailles sur le terrain et seraient regroupées une fois la partie sifflée ? Ceci n’est possible que si les urnes décideront du destin politique de chaque prétendant. Que si la voix d’un électeur ne soit pas détournée à d’autres fins et pèserait de tout son poids.

Au fait, la participation au vote des dernières primaires de la droite française était ouverte à tous. Il fallait au préalable être inscrit sur la liste électorale au 31 décembre 2015, de verser 2 euros par tour de scrutin et de signer sur place la charte d'adhésion aux valeurs de la droite et du centre. On paie donc pour voter ! Sans compter le déplacement aux bureaux de vote et sans qu’aucune procuration ne soit acceptée. Quoiqu’ayant coûté 8 millions d’euros pour environ 8,5 millions de votants aux deux tours, ces primaires ont rapporté comme bénéfice net plus de 9 millions d’euros. Une belle cagnotte qui sera mise à la disposition de l’heureux élu pour faire campagne de la dernière ligne droite. Il n’y a ni aide de l’état ni ceux de ses institutions. C’est ce qu’on appelle une réelle indépendance financière.

Serait-il possible de tout cela chez nous ? Sans l’aide financière de l’état, presque tous les partis vivent sur le dos du contribuable algérien. J’en doute fort bien que les cotisations des adhérents soient à jour. Est-ce possible de demander 50 ou 100 dinars à chaque électeur à d’éventuelles primaires ? Pour le moment, on leur paie le casse-croûte, l’argent de poche de la journée, le déplacement gratuit dans des bus affrétés et ils feintent de voter à cause de la crédibilité perdue. Quant aux autres, les réels scores masqués de la participation en font foi.

Et puis, la chose quasi-impossible qui ne puisse aujourd’hui se réaliser est la mise, du fichier de la liste électorale nationale, à la disposition des partis pour vérifier si les électeurs votant à leurs primaires sont effectivement inscrits sur cette liste. Il faut souligner que ce fichier est le véritable nœud gordien pour toute élection et c’est là que tout se joue chez nous. Si les partis organisaient de telles primaires, elles acquéraient énormément d’expériences dans l’organisation d’élections et pourraient minimiser à l’avenir la fraude qu’ils dénoncent à chaque élection. Ce qui fait certainement craindre certaines parties occultes pour leur avenir.

Pour le moment, on n’assiste au sein de nos partis qu’à des redressements pilotés de l’extérieur et exécutés souterrainement de leur intérieur si jamais un clan en a un besoin crucial pour se débarrasser par des méthodes loin d’être académiques, des éléments les plus gênants ou les plus risqués pour son ascension. C’est vrai que des « primaires », on en a tous les jours de l’année, il faut savoir les palper. Parfois, on lance des ballons sondes à tâter l’opinion pour tel ou tel candidat. Ensuite, on guette le sens du vent pour suivre le candidat tout désigné par les vrais décideurs qui veillent au grain sur les intérêts du groupe. Tout le reste fait partie d’un même scénario de vieux films de série c.

Lors du premier tour de ces primaires de la droite et du centre français, tout le monde attendait la sortie dégradante de nicholas sarkozy. Jamais, je n’ai vu autant de jubilations et réjouissances de facebookiens algériens pour la défaite de celui-ci, certainement le politique le plus détestable, non seulement en Algérie mais à travers les peuples des autres pays du Maghreb et du monde arabo-musulman, pour avoir été celui qui a détruit la Libye, volé et tué son leader Mouammar Kadhafi. Le bonheur des algériens ne serait complet que lorsqu’il le verrait un jour jugé par le TPI et emprisonné jusqu’à la fin de ces jours.

En tous les cas, les caricatures que l’on a vues sur Facebook sur cet homme désormais retraité politique lui prédisent le sort d’être jeté dans l’oubli pour de bon dans les poubelles de l’histoire. Le monde ne se comporterai que mieux sans lui à l’instar des bush, netanyaho, blair et tant d’autres. En tous les cas, grâce à ces primaires, les électeurs français l’ont éjecté comme il se doit, de la manière la plus démocratique qui soit, et de la plus civilisée qui existe. Lui, qui se croyait être le nombril de la politique française et qui reniflait d’un effet boomerang.

Après le premier tour de ces primaires, et dès que les résultats étaient connus, les perdants reconnaissaient leurs défaites sans évoquer ni fraude, ni encore de bourrage des urnes, ni de la non-crédibilité de la haute autorité de l’organisation interne de ces primaires qui gère les élections, qui notons au passage qu’outre des politiques, elle se compose également de membres externes tels que des juges dont l’intégrité et les compétences sont avérées. Au soir du second tour et après la proclamation des résultats, les deux candidats finalistes se sont adressés à leurs sympathisants et qui se sont retrouvés une demi-heure plus tard au siège du comité d’organisation pour une réunion de leur famille politique comme si de rien n’était après que les électeurs aient nettement tranché. Le parti est ainsi réuni et consolidé et se sent plus que jamais fort derrière un seul candidat qui aurait la confiance de tout son camp politique et avec un programme à peaufiner pour son pays.

Tandis que chez nous, on continue à manger notre pain noir. Il n’en est point de tout cela et de ce genre de choses dont on s’est rassasiées chez nous et qui nous font de plus en plus souffrir et le pays avec. C’est pour cela que nombreux de mes semblables se sont tournés vers ces élections dont on rêvera un jour se dérouler pourquoi pas dans notre maison. Ne nous mériterons pas un tel saut dans la qualité ? On nous a toujours dit chez nous que ces trucs ne sont pas faits pour nous mais avec l’ouverture à la mondialisation, les choses ne sont plus ce qu’elles étaient du temps où ramener un magazine de l’étranger était considéré comme un sacrilège.

On revendique une place parmi les grandes nations mais en même temps on nous relègue parmi les plus pires. On aspire à une équipe nationale de foot qui participe à la coupe du monde mais en politique, on veut nous faire jouer à la relégation. De telles primaires ne peuvent qu’aider à la purification des partis. Sans ces tours préliminaires, la politique locale continue à produire de la médiocrité, de mauvais élus et d’exécrables assemblées. Les poids lourds seraient mis à l’écart et les poids plumes seraient plébiscités virtuellement. Sans l’élimination ou la qualification par des urnes au sein des partis, celles des urnes finales à grande échelle ne seront que mirage.


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mercredi 9 novembre 2016

De ces irresponsables de dernier cri

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L’Algérie souffre d’un mal qui est devenu un véritable désastre. C’est celui de ces responsables qui n’assument pleinement leurs responsabilités. La majorité d’entre-eux adopte la situation du statu-quo devant les difficultés. Moins ils bougent, et moins ils ont des soucis et plus ils ont la chance de pérenniser dans le poste. C’est ce qu’ils pensent, malheureusement. Ils y tiennent énormément à leurs statuts de chefs dont ils ne veulent plus s’en défaire. C’est leur gagne-pain au détriment des valeurs. Ils deviennent malades s’ils sont dépossédés de leurs avantages et leur aura. C’est aussi leurs façons d’exister mais dommage, nuisiblement pour la chère Algérie.

Lorsque les problèmes surgissent dans leurs secteurs, ils restent complètement figés. Ils se font même tous petits en tentant de se faire oublier en attendant de laisser passer l’orage. Plus de peur que de mal pour eux, tout à fait le contraire pour l’établissement. Ils rentrent presque en hibernation tellement ils ne cherchent nullement à démanteler les obstacles et dissoudre la catégorie des privilégiés. C’est la stratégie qu’ils adoptent et dont souffre inlassablement la mère-patrie.

On aurait bien souhaité qu’ils réagissent même en machiavel mais hélas ils s’écrasent complètement devant le moindre petit bobo. Avant de penser à régler ces délicates situations, ils cogitent d’abord à sauver leurs stricts intérêts avant de daigner songer à ceux de l’institution. Leurs profits priment avant tout. Pourtant, ils disposent de leurs prérogatives qui délimitent leurs champs d’action. Mais ils ne pourront jamais avoir les mains libres et agir en souverains tant qu’ils sont désignés par défaut à leurs postes par leurs parrains.

Ils n’osent nullement agir en toute clarté et en toute transparence mais ils préfèrent s’agiter derrière les rideaux et téléguider leurs sbires et leurs marionnettes pour le malheur de l’Algérie. Ils ne pourront jamais affronter les vrais problèmes tant qu’ils n’assument pas les pouvoirs dont ils ne disposent point sur le terrain de la réalité. Ils ne pourront jamais remuer le simple petit doigt tant qu’ils n’ont pas reçu l’ordre de leurs tuteurs inavoués.

Ils savent qu’à la moindre initiative de leur part, ils sont grondés, avertis et mis au coin en quarantaine. Et placés sur la liste des révoqués s’ils persistent à tenter d’échapper des rangs. Ils ne lèveront pas l’index tant qu’ils n’ont pas été autorisés. Ils baisseront les yeux à la vue de leurs bienfaiteurs et de leurs appuis qui les ont mis en haut de l’échelle sans qu’aucun mérite, ni une infime intégrité ne les dictent.

Dès qu’ils sont démasqués, ils fomenteront milles et une fumisteries pour se dérober. En votre présence, ils distillent des paroles mielleuses qui vous envoûtent et vous plient totalement dans leurs poches. Ils vous endorment en vous promettant monts et merveilles, au tournant, vous ne verrez même pas la queue d’une souris. En votre absence, leurs  retours de veste seront assurés. Ils deviennent d’autres personnes qui vous éradiquent de leurs cervelles. Vous n’existez plus, vous devenez une puce à humilier et à écraser.

Le mensonge devient un de leurs exercices favoris et une addiction dont il va falloir consulter le plus rapidement possible un spécialiste pour se soigner de cette néfaste dépendance ou si grave encore, un séjour en clinique est indéniable pour définitivement se sevrer. Ils mentent comme ils respirent tellement ils sont à l’aise dans cette basse épreuve. Les mirages sortent de leurs bouches sans que leurs consciences puissent les remettre en question. Plus ils perdurent dans la responsabilité et plus leurs impostures deviennent trop flagrantes.

Lorsque vous les saisissez par écrit sur une quelconque interpellation, ils n’utilisent jamais la même procédure. Pourtant c’est le nerf de la guerre d’une administration qui prône le respect des textes. Ils ne veulent jamais laisser des traces écrites et ineffaçables qui peuvent, comme ils l’admettent, se retourner contre eux et les compromettre. Ils se détournent notoirement de leurs missions. Ils préfèrent opérer verbalement à l’image des sans-papiers en situation irrégulière.

Pourtant ils font des pieds et des mains lorsqu’ils postulent pour la responsabilité pour arracher la fonction convoitée et faire valoir leurs carnets d’adresse. Ils exhibent toute leur prétendue capacité de gestion et affichent publiquement leurs douteuses aptitudes à diriger en toute transparence et objectivité mais une fois installés, ils ne se souviennent de rien. Ils font des virages à 180 degrés. Ils deviennent de véritables caméléons à se muer en toutes les nuances selon le client en face et le climat régnant. Tous les acteurs influents sont consultés pour leurs nominations contrairement aux concernés qui encaissent et attendent le renouveau mais en vain.

Ils ne répandent partout que des promesses mais jamais ils ne les réaliseront sauf bien sûr à leurs garants à qui ils jurent fidélité et allégeance tant qu’ils sont au sommet et sans omettre de courber comme il se doit l’échine. Pire encore, ils proposent leurs services sans qu’ils soient sollicités. Pour le reste, c’est un autre personnage qui ne se rappelle de rien, feintant de vous reconnaître. Il perd subitement toute mémoire en vous disant de lui rappeler les faits. Il veut à chaque occasion ouvrir une nouvelle page blanche après avoir obscurci volontairement la précédente. Vous vous lassez et vous abandonnez finalement la partie. Quelle ruse !

Ils traînent presque tous des boulettes derrière eux qu’ils ont la crainte d’être découverts une fois éjecté de leurs trônes. Ils se servent d’abord et leurs proches amis. Les miettes, c’est pour la troupe après avoir réussi à passer toutes les embûches bureaucratiques dressées. Ils veulent assurer leurs bases arrières qu’inchallah leurs vœux seront balayés. Ils ont tout le temps la peur au ventre et sur leurs gardes si jamais le signal se déclencherait fatalement. Ils ne font jamais de beaux rêves les nuits à cause des cauchemars qui les hantent dans l’obscurité. Ils sont très nerveux, collés en permanence à leurs téléphones à la veille d’éventuels renversements. Ce qu’ils essaient d’éviter, c’est la chute libre, eux qui se voyaient toujours en perpétuelle ascension.

Ceci est la nouvelle race de ce genre de responsables qui ne reculent jamais devant l’impensable en emportant tels des bulldozers tout sur leur passage et principalement ceux qui les gênent. Ils sont scotchés aux sièges à l’instar de sangsues pour ne plus penser à ne les lâcher. Ils ne font que les chauffer pour rien. Ils freinent toute émancipation naissante et toute voie dérangeante. Ils étouffent dans l’œuf  toute volonté qui va à l’encontre de leurs occultes besoins et appétits incessants. C’est très inquiétant que le pays traîne ces casseroles qui ne font que le régresser et le sous-développer.  

Désormais, ils n’ont plus la pudeur de se dévoiler. Ils se bombent le torse en se vantant d’abuser de la grande supercherie. Toute duperie durera ce qu’elle durera mais disparaîtra un jour à jamais lorsque le vent tournera et ne subsisteront que leurs ruines. L’histoire aura du pain sur la planche à noircir ses pages de ces témoignages indélébiles. Au moment de l’éradication, c’est la panique qui les envahirait lorsque sonnent les glas. Rira bien qui rira le dernier, la nouvelle sera rapportée par les ultimes arrivés comme le dit si bien l’adage populaire.       


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